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Nom du blog :
orexis
Description du blog :
Un petit bout d'univers, quelques pensées folles et dingues, et une touche de philosophie...
Catégorie :
Blog Livre
Date de création :
01.03.2008
Dernière mise à jour :
02.05.2008
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Distancée

Distancée

Posté le 03.03.2008 par orexis

Du rap en sono, une cigarette en main, et un cœur en danger…
Des pages par centaines, un blog en dégaine, un manuscrit qui craint d’être réécrit, et un ennui qui me donne le tourni…
Des petits points qui s’alignent un à un, pour espérer au lendemain…
C’est mon quotidien. C’est elle ma vie, ma vie d’aujourd’hui…
Et tu n’en fais plus partie.
Je te hais, si tu savais… Je te hais, autant que je t’ai aimé.
Et je t’aime aussi. Autant que l’on peut aimer une amie.
Mais c’est fini. Tu n’auras été qu’un passage, tu n’es plus qu’un vide. Tu auras été comme un message, je te renvoie livide. Je t’ai écrit, pourtant. Mais qui se préoccupe de ce que je ressens? L’amitié, j’y ai cru. Un temps. Et tout est déçu, en cet instant. Alors, j’y repense, mais autrement. J’y pense au passé, à notre passé. A cette complicité, à ces rires blasés, et à ces rêves déplumés qui nous liaient. A ces abus, et autres vertus, qu’on gardait en secret. Et à ces mots qui nous envoûtaient. J’ai gardé les mots, mais je ne t’ai plus. Et ça me tue.
Ça me tue de te savoir si heureuse… sans moi.
Ça me tue de ne pas savoir…pourquoi.
Tu as rencontré l’amour. Il me fuie toujours.
Tu as des amies qui t’entourent. Elles m’ont quittée sans un détour.
Tu as tes cours. J’ai le compte à rebours.
Pourquoi? Pourquoi la vie te rend tout ce qu’elle t’a pris?
Et pourquoi? Pourquoi la vie m’oublie?
Ce n’est pas même la jalousie qui m’interroge ainsi. Je te le souhaite, tout ce bonheur qui t’envahit. Je m’en réjouie. Mais je l’envie. Je me retrouvais en toi. On étaient si différentes et si proches à la fois. Tu te souviens, de cette vérité-là? Unies par la souffrance. Et réunies pour l’espérance. J’y pense et y repense. Mais j’y pense en solo, à mon solo. A ce crescendo qui m’égorge, à ces eaux pales qui débordent, et à ces flots de mots qui regorgent. Je garde mes mots, mais tu n’y es plus. Et ça les tue.
Un texto. Pour me dire que je te manque. La rage me prend. Je te manque? Mais sais-tu seulement ce que j’endure? Sais-tu seulement ce que je vis? Que fais-tu de mes blessures? Croies-tu qu’elles me manquent, mes insomnies? Mais sais-tu vraiment qui je suis?…
Il y a un mois tout juste, je mettais mon cœur à nu. Il y a quelques heures, on me l’a rendu, rouillé, battu. Il y a trois jours à peine, je récoltai quelques euros, m’endettai pour la semaine, des chèques en bordereau. Des semaines que j’ai passé, entre le travail et l’université, sans le détail de ma cité. Cette cité qui me prend mon frère, et le présente au commissaire. Un commissaire qui tend des mouchoirs, à cette mère sans plus d'espoirs. Des espoirs qui se suicident, depuis que je suis dame lucide. Et un suicide qui ne me tente plus, depuis que ma survie me tue.
Ce n’est pas un texto qui me sauvera… Je n’ai que les mots pour foi. Elles ne m’ont jamais abandonnée, mes belles paroles, mon langagier. Mais à qui les offrir, ces mots paysagers? A qui les partager? Pas à toi. Sûrement pas. Puisque je suis ici, ici et là. Puisque tu t’es enfuie, enfuie là-bas. Je ne te rejoindrai pas. Je reste où je suis. Je résiste, et je signe. Je vous la laisse, prenez-en soin. Il se peut qu’un jour elle parte au loin. Alors profitez, profitez bien, de cet instant, intant sans fin, vous qui pensez qu’elle vous appartient. Mais elle ne dépend de rien; c’est une vagabonde qui se contient. Aussi soyez méfiants, et reniez-lui son temps. Mais s’il vous prend l’envie, de lui trouver une amie, sachez que je reste où je suis. Je persiste, et je signe. Mesquine, ou assassine. Mais chagrine.






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