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orexis
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Un petit bout d'univers, quelques pensées folles et dingues, et une touche de philosophie...
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01.03.2008
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Tout accepter par humour

Tout accepter par humour

Posté le 04.03.2008 par orexis
Je me presse de rire de tout de peur d’avoir à en pleurer.
Si l’on en croit la folle sagesse de Beaumarchais, c’est en ces quelques mots que réside son secret. Le secret de l’humour.

Rire de tout. Quelle présomption! Quelle audace! Quelle prétention! Mais quel génie, aussi! Rire de tout, tout le temps, et avec tout le monde. Il est drôle, ce Beaumarchais.

De peur d’avoir à en pleurer. Quelle lâcheté! Et pourtant, c’est à du courage qu’il vous faut penser. Il est si aisé de pleurer. Quelques gouttes y suffisent, quelques larmes et c’est le drame. Le souffle vient à manquer, vous voilà inondés. L’esprit veut s’évader, vous le chassez avec fierté. Vos pensées dispersées, vous vous décomposez. Croyez-le ou fuyez. Mais quand le chagrin se distille, nous n’en sommes que plus navrés. Alors pourquoi pleurer? Parce que c’est plus fort que nous? Je le veux bien, c’est même certain. Mais est-ce plus fort qu’un rire?

Rire de tout de peur d’avoir à en pleurer. C’est une pensée qui fait rêver. Et si le rêve était réalité?
C’est tout de même un joli cadeau que l’humour. Et j’oserais même jusqu’à penser qu’il est d’un don qui nous préserve, qu’il appartient à cet instinct qui nous conserve et nous maintient.
Il est cette force de volonté qui nous exhorte à dépasser les plus cruelles difficultés. Celles que l’on nomme réalités. Qu’elles soient légères ou redoutables, il se joue de tout l’humour, et cartes sur table. Oui, bien plus qu’une folie, l’humour est un syndrome, celui d’une survie. Il est désir, il est envie, il est d’un rire comme d’une vie. Mais, plus que tout, il se choisit. Il se travaille, se perfectionne. Il se mérite, et ne s’obtient, qu’à force d’audace et de soutient. Mais toujours avec le sourire. L’humour n’a nul besoin de peine; la comédie, elle est humaine. Il ne requiert qu’un peu de rire, il n’est qu’une partie de plaisir; et le plaisir, un savoir rire. C’est un grand cercle bienheureux. Et un atout des plus précieux.

Pourquoi, alors ne pas y croire? Idéalisme? Je vous entends. Mais c’est un euphémisme, et j’y consens.
Oui, l’humour est idéal. Oui, l’humour est anormal. Mais qu’y a-t-il là de fatal? C’est d’un banal! Toutes les fois où des idées s’élèvent, de misérables gens n’y voient que des rêves. Et pourtant, si nous savions rêver davantage, la réalité n’en serait que plus sage.
Ceux qui se moquent de tout de peur d’avoir à y croire ne verront sans doute là qu’illusion et simple espoir. Mais qu’importent ces gens? S’ils résistent tant, c’est qu’ils sont tristes à leurs dépends. Nous ne le sommes pas, et ne dépendons que de joie.

Alors, à leur méfiance aigrie, opposons défiance et défi.
D’une pitié sereine, mettons donc fin à leur dilemme.
Épargnons-leur la peine d’éprouver tant de haine.
Sourions avec eux de nous savoir si preux.
Moquons-nous de nous-mêmes et laissons-les y croire.
Donnons-leur une raison, montrons-nous dérisoires.
Car s’ils se rient de nous, c’est qu’ils rient malgré tout…
Enfin, soyons tout à fait fous, et déguisons nos peurs.
Leur bons sens égaré, nous rirons de bon cœur.
Et si nous rougissons, ce sera de bonheur…





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