L’amour à plus d’un tour
Rencontrer l’amour, c’est une réelle découverte, et une belle leçon de vie. Une rencontre que la vie nous propose et dont l’âme dispose…
C’est ma théorie. Des arguments? En voici.
Je ne pense pas qu’il y ait de recette miracle pour qu’une rencontre devienne plus qu’une simple aventure. Une bonne dose d’attirance, de séduction, une pincée de trouble et d’excitation, auxquelles on ajoute tendresse, admiration, et une cuillérée de complicité; tous ces ingrédients ne suffisent pas toujours…
Mais tous sont possibles. Il y a plusieurs, voire de nombreuses relations possibles, diverses manières d’être affecté, et plusieurs types d’offres, -pas toujours en accord avec la demande, mais tous possibles-, que demander de plus?
Se limiter à un schéma affectif, c’est, je trouve, de l’aliénation. Ce n’est pas humain. Car l’être humain est né libre, dit-on, et la vraie liberté, c’est, il me semble, en partie et pour beaucoup celle des choix. Or, en matière d’affects, heureusement, il y a le choix. Alors pourquoi se priver?
Et c’est cette diversité de possibles qui me plait. Il peut y avoir du sexe sans sentiments mais avec sensations fortes, des sentiments et fortes sensations sans sexe, comme du sexe avec sentiments, et de l’amour, comme par hasard.
Or, c’est précisément cela que j’aime dans l’amour, et qui me fait aimer l’amour: il y a ce quelque chose de surprenant, d’imprévisible, qui nous échappe. Les plus belles histoires d’amour sont souvent belles parce qu’elles ont un début tout à fait surprenant. Leur fin l’est bien moins, -parce que toutes ont une fin-, mais l’étincelle d’un amour a bien souvent un goût d’inattendu.
La naissance de l’amour, c’est comme un heureux évènement que l’on n’attendait pas… C’est, à bien des égards, le fruit du hasard. Comme si le hasard était une condition de possibilité de l’amour; comme s’il fallait qu’il y ait le hasard pour qu’il y ait l’amour. En somme, c’est comme si, en amour, la vraie nécessité, ce n’était que le hasard. Certains l’appellent destin. Moi, je préfère, par prudence, le nommer autrement, et m’extasier devant ce véritable jeu de l’amour et de l'incertain…
Le beau sexe
Le grand dommage réside dans le fait que tous ces affects, et non l’amour seul, nous sont encore bien inconnus, car non dits.
Le sexe en particulier demeure une chose quelque peu tabou. Or, le sexe peut être quelque chose d’absolument sain, et recommandé pour la santé. Aussi, s’il est aussi bon de faire du sexe, pourquoi est-il aussi mal d’en parler? A quand le vrai safe sex? Je ne crois pour autant qu’il faille que le sexe se vulgarise, il risquerait sinon de devenir vulgaire. Mais, en prenant autant de précautions que lorsqu’il s’agit d’en faire, il faudrait pouvoir en parler. Toute pratique devrait avoir sa théorie. Le sexe répond à ce principe, lui aussi. Il faudrait donc oser le parler sexe, avec des mots aussi beaux que les beaux d’amour…
Tout un programme… idéal.