Ontologie nouvelle. Un pokemon en nous sommeille. Gare au réveil…
Un être a évolué.
Aristote enseigne que lorsqu’une substance subit quelques modifications, dites accidentelles, son essence, quant à elle, reste inaltérable de séquelles. La forme change, mais le fond reste.
Ontologie du substantiel.
En poésie, il nous est décrit que lorsque le ciel se charge de couleurs diurnes, avant que ne le surprenne la nuit toute brune, ce ciel se présente à nous tout à fait autrement, comme venu d’un alter espace temps. Mais c’est toujours le même ciel, cependant. Et ce n’est que lui, infiniment.
Ontologie surnaturelle.
L’enfance nous apprend que lorsqu’un pokemon évolue, il y a métamorphose. Mais pas seulement. C’est le pokemon dans son tout, entier, qui vient à évoluer. Il change de comportement, paraît plus conscient. Il est fort de nouvelles techniques, il est fort et plus puissant. Il a acquis une certaine réactivité, qui témoigne de ses expériences passées. Il est plus alerte, car plus alerté. Il a même gagné des points de vie, sa résistance mise au défi. Être vivant, il a appris.
Ontologie en mode vie.
Pour un homme, c’est encore différent… Mais pas tant.
Un être a évolué.
Mais sans métamorphose, ni accident; en peu de choses, mais évidemment; et avec une jolie dose de discernement.
Il n’a pas pris une ride, pourtant. Il ne s’est pas déformalisé, ou pas réellement. Il s’est même conservé, et parfaitement. Et tout en lui se reconnaît, singulièrement.
Il a gardé ses yeux, juste au-dessus de sa bouche, un peu après le nez, et débordés de cils en touffes.
Son corps est à sa place, à la vie, à la mort.
Un bel esprit s’y tasse, en dépit des efforts.
Et il y a un cœur, qui bat un peu plus fort, qui tremble d’un même pas peur, et en respire encore.
C’est un homme, en somme, et bonne et due forme.
Ontologie par physiologie.
Mais c’est un homme qui a évolué. Et ça transparaît.
Son regard n’est plus le même; son parler, inhabituel.
Ses sourcils sont sur la touche, tant ses paupières font les belles.
Et à l’écoute de ses oreilles, il y a des mains qui s’émerveillent.
Il a changé de comportement, et paraît plus conscient. Il est fort de nouvelles techniques, il est fort et plus puissant. Il a acquis une certaine réactivité, qui témoigne de ses expériences passées. Il est plus alerte, car plus alerté. Il a même marqué des points de vie, sa résistance mise au défi. Être vivant, il a appris.
Mais c’est toujours le même homme, cependant. Et ce n’est que lui, infiniment.
Et en substance, rien n’est moins différent.
Ontologie à l’infini.
Mais tout est différé. Et ça se sait.
En quelques mots, tous bien pesés.
C’est un être qui a évolué, de par son fond comblé.
C’est un être qui s’est modifié, dans son mode, même informé.
C’est un être qui s’est évolué, mais autrement qu’être, d’un devenir parfait.
C’est un être, ni plus, ni moins.
Mais c’est un être, devenu humain.
Et ça change tout, du tout au rien.
Ontologie du fini. Une humanité avertie.