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Nom du blog :
orexis
Description du blog :
Un petit bout d'univers, quelques pensées folles et dingues, et une touche de philosophie...
Catégorie :
Blog Livre
Date de création :
01.03.2008
Dernière mise à jour :
02.05.2008
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Solution

Solution

Posté le 08.03.2008 par orexis


Deviens ce que nous sommes
Le temps changera la donne
Harmonie des contraires et universalité
Quelques tâches ancrées sur du papier
Et l'idée devient réalité
Sans contrariété
Attraction des opposés...


Le malheur est-il un mal nécessaire?
Il me semble qu’en philosophie il est bon de savoir faire la différence. Mais il me semble aussi que certaines notions ou réalités, à première vue en désaccord profond, peuvent s’accorder avec une harmonie surprenante.
Le vieil Héraclite lui-même nous l’apprend. C’est « là où les forces antagonistes se rejoignent » que « se crée la plus belle harmonie ». Ce qui laisse à penser que si l’être d’une chose est sans cesse en devenir, ce n’est que pour mieux s’accorder à ce qui la contrarie.
Aussi, je me suis souvent demandée si le malheur n’était pas irrémédiablement lié au bonheur, cet ennemi de principe. En vérité, la question que je me pose est: ne faut-il pas connaître le malheur, pour connaître le bonheur? Ne faut-il pas avoir souffert, pour apprécier les moments de grâce? Et finalement, le bonheur n’est-il pas simplement une forme de répit, et un malheur, un bonheur en puissance? Car il est coutume de penser que nous ne prenons conscience de la valeur des choses que lorsque nous les perdons. Ce qui, en pensée héraclitéenne, pourrait se traduire par la nécessaire complémentarité des devenirs de l’être. C’est parce que la présence de maux divers nous opprime, que leur disparition, évacuation, résolution, ou absence à venir, nous en libère. C’est parce que la vie peut-être d’une gravité extrême, qu’elle est aussi, potentiellement, aigue.
Et il sera d’ailleurs peut-être intéressant de remarquer que, qu’il s’agisse de bonnes ou mauvaises heures, ce n’est, en linguistique, qu’une question de temps.
N’est-il pas dès lors tout à fait possible d’affirmer qu’il est plus que nécessaire d’avoir pleuré, pour pouvoir rire?
Cela fait beaucoup de questions, et aucune réponse. Mais, question bonus, peut-être est-il tout aussi nécessaire de chercher, pour pouvoir trouver…



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