Posté le 06.03.2008 par orexis
Pocket ball... Un peu d'humanité à attraper...
Posté le 06.03.2008 par orexis
Nul besoin d'un nez rouge pour voir la vie en rose, il suffit d'un peu de prose
Posté le 06.03.2008 par orexis
Pris pour cible, le spectacle de l'indicible
Posté le 07.03.2008 par orexis
Double je
Moi + toi = moi
Posté le 07.03.2008 par orexis
Cardiopsie...
Sans psy... mais avec un si...
Posté le 08.03.2008 par orexis
La fidélité...
Impasse ou passage obligé?
Posté le 08.03.2008 par orexis
La fidélité n’est-elle pas un pêché?
La fidélité est-elle quelque chose de moral? A-t-elle quelque chose de moral? Il semblerait. Car la fidélité requiert courage, don de soi, résistance et honneur; autant de qualités assurément morales. Et puis, la fidélité est d’abord une affaire de cœur, et une belle preuve d’amour. Et pourtant…
Et pourtant, si celui qui est fidèle apparaît bien comme un être doté d’un grand sens éthique, je me demande si celui qui exige cette fidélité l’est tout autant.
Je m’explique. Ce qui m’intrigue, plus exactement, n’est pas tant la fidélité, le phénomène fidélité, que ce qui le motive. Or, bien souvent, la fidélité est moins l’expression d’une volonté, qu’une réponse, la réponse à la volonté d‘un être aimé. Serait-on tout à fait fidèle, si nous avions, seuls, à en décider? La plupart des interrogés répondraient sans doute que si l’on est fidèle, c’est parce qu’on doit l’être. Ce qui, en effet, tend à prouver la teneur morale, ou moralité, de cette espèce de fidélité. Mais est-ce pour autant une preuve d’amour? Qu’en est-il de celui qui nous contraint à une telle responsabilité? N’y a-t-il pas là un sérieux problème d’honnêteté? Exiger de l’être que l’on chéri une aussi absolue exclusivité n’est-il pas, à bien des égards, le signe d’un ego démesuré? N’est-ce pas ce que l’on nomme, en moraliste avéré, un excès d’orgueil, ou pêché? Et n’est-ce pas, finalement, bel et bien de l’égoïsme que de priver les autres de cet être que l’on aime plus que tout, plus que sa raison même, et qui nous apporte tant de bienfaits? J’ose demander si la plus belle preuve d’amour ne serait pas davantage de laisser à l’autre sa liberté la plus concrète, et lui laisser ainsi toutes les chances d’être heureux, car comblé.
Mais… Mais j’ose aussi espérer que la fidélité ne se réduit pas à une sorte plus ou moins déviée d’aliénation, de soumission ou, si ce n’est par contrainte, la manifestation d’une certaine forme d’obligation, mais qu’elle est, d’abord et avant tout, une conséquence naturelle de nos affections… Je veux l’espérer. Et rester fidèle à cette idée…
Posté le 08.03.2008 par orexis
Deviens ce que nous sommes
Le temps changera la donne
Harmonie des contraires et universalité
Quelques tâches ancrées sur du papier
Et l'idée devient réalité
Sans contrariété
Attraction des opposés...
Le malheur est-il un mal nécessaire?
Il me semble qu’en philosophie il est bon de savoir faire la différence. Mais il me semble aussi que certaines notions ou réalités, à première vue en désaccord profond, peuvent s’accorder avec une harmonie surprenante.
Le vieil Héraclite lui-même nous l’apprend. C’est « là où les forces antagonistes se rejoignent » que « se crée la plus belle harmonie ». Ce qui laisse à penser que si l’être d’une chose est sans cesse en devenir, ce n’est que pour mieux s’accorder à ce qui la contrarie.
Aussi, je me suis souvent demandée si le malheur n’était pas irrémédiablement lié au bonheur, cet ennemi de principe. En vérité, la question que je me pose est: ne faut-il pas connaître le malheur, pour connaître le bonheur? Ne faut-il pas avoir souffert, pour apprécier les moments de grâce? Et finalement, le bonheur n’est-il pas simplement une forme de répit, et un malheur, un bonheur en puissance? Car il est coutume de penser que nous ne prenons conscience de la valeur des choses que lorsque nous les perdons. Ce qui, en pensée héraclitéenne, pourrait se traduire par la nécessaire complémentarité des devenirs de l’être. C’est parce que la présence de maux divers nous opprime, que leur disparition, évacuation, résolution, ou absence à venir, nous en libère. C’est parce que la vie peut-être d’une gravité extrême, qu’elle est aussi, potentiellement, aigue.
Et il sera d’ailleurs peut-être intéressant de remarquer que, qu’il s’agisse de bonnes ou mauvaises heures, ce n’est, en linguistique, qu’une question de temps.
N’est-il pas dès lors tout à fait possible d’affirmer qu’il est plus que nécessaire d’avoir pleuré, pour pouvoir rire?
Cela fait beaucoup de questions, et aucune réponse. Mais, question bonus, peut-être est-il tout aussi nécessaire de chercher, pour pouvoir trouver…
Posté le 08.03.2008 par orexis
L’être humain est, par nature, un être évolutif. Mais pourquoi et en vue de quoi? Lorsque l’on s’interroge sur le pour quoi de l’évolution humaine, la science propose une réponse qui pose bien des questions…
L’être humain a évolué par hasard et nécessité. Que faut-il donc retenir d’une telle proposition? Précisons l’idée. L’être humain a du et doit évoluer pour s’adapter aux changements, ou mouvements, plus ou moins hasardeux, de son environnement. C’est, plus qu‘une commodité, une réelle nécessité. Et une question de survie, en somme.
Mais n’est-ce pas là une théorie bien inquiétante? Si l’on admet que l’être humain évolue en fonction de ce qui définit son milieu de vie, une question se pose: l’évolution humaine est-elle encore nécessaire? Car l’homme est à présent en mesure d’adapter son environnement à ses besoins. C’est, en vérité, l’environnement lui-même qui semble devoir s’adapter à l’homme. La sélection naturelle est devenue, pour beaucoup, la sélection que l’homme fait de la nature.
Ce constat est terrifiant. Et s’il faut s’inquiéter du sort de l’environnement, devenu notre environnement, il faut très certainement aussi s’enquérir du devenir de l’être humain, et de son évolution. Car si l’être humain n’est plus soumis à la loi de la nature, à cette nécessité naturelle, cela pourrait signifier que l’être humain n’évolue plus réellement, n’a plus à évoluer. Nous avons peut-être atteint ici une des limites de notre évolution. Nous allons peut-être à contre-nature. Et il n’y a peut-être, de ce fait, plus aucune raison pour l’être humain d’évoluer…
Si ce n’est sans doute le hasard. Il faut ici se rassurer. La nature ne fait rien en vain, certes, mais le hasard fait parfois bien les choses. Car nous devons admettre que l’environnement n’est pas absolument sous l’autorité de la race humaine. Certains évènements naturels nous échappent, comme par hasard. Et l’environnement lui-même ne semble pas avoir cessé d’évoluer, comme par nécessité.
Aussi, face à l’évolution naturelle, notre évolution, tout aussi naturelle, parait encore tout à fait nécessaire. D’une nécessité qui semble d’ailleurs bien être le fruit du hasard…
Posté le 09.03.2008 par orexis