confessions
Posté le 02.03.2008 par orexis
Merci Seigneur de m’avoir conçue, de m’avoir donné vie, de m’avoir donné forme et de m’avoir aussi offert un esprit.
Merci Seigneur de m’avoir soutenue, de m’avoir donné foi, de m’avoir donné loi et de m’avoir surtout offert le paradis.
Merci Seigneur, qu’il te soit rendu grâce et qu’il soit dit partout que tu es de toutes races.
Merci Seigneur de m’avoir pardonné et saches, par mon cœur, que de toutes tes bontés, je retiendrai le mot respect.
Mais Seigneur, je te quitte. Seigneur Satan m‘invite.
Oh mon Dieu, père des cieux, je n’oublierai jamais ton royaume, royaume vertueux, mais je dois te dire adieu.
L’enfer m’a gagnée, avec lui le pêché et Seigneur, comprends moi, je ne peux résister.
Te louer tous les matins que toi, Dieu, tu fais, te louer la sainte journée, te consacrer mes soirées. Aimer mon prochain, ne vouloir que son bien et me laisser frapper. Avoir pour famille l’entière humanité mais ne pouvoir pas même choisir mes amitiés. Seigneur il faut que ça cesse ou je crois bien que j’en crèverai.
Alors voilà mon petit seigneur, je m’en vais de l’autre côté, épouser la cité, celle des mille merveilles cachées, si belles impuretés.
Mon dieu je te demande pardon, mais j’ai perdu la raison ,et je ne veux pas la retrouver. Je t’en prie, ô bel esprit, toi qui es tout puissant, comprends que je le sois moins, moi, l‘insolent. Tu m’as aimée de tous tes soins. Tu m’as accueillie parmi les tiens. Tu m’as appris le sens du bien. Mais tu m’as faite homme, génie malin.
Satan m’attend; il me retient. Mais peut-être te reverrais-je, l’enfer n’est pas si loin…
Au nom du fer, du vice et de tous mes cris.
A Dieu.
Posté le 11.03.2008 par orexis
Nulle épine aux tiges liée
Un, deux pétales pour efflorer
D'une émotion écarquillée
Et un frisson à distiller...
L'affection, une sensation à partager
Posté le 04.03.2008 par orexis
L’amour à plus d’un tour
Rencontrer l’amour, c’est une réelle découverte, et une belle leçon de vie. Une rencontre que la vie nous propose et dont l’âme dispose…
C’est ma théorie. Des arguments? En voici.
Je ne pense pas qu’il y ait de recette miracle pour qu’une rencontre devienne plus qu’une simple aventure. Une bonne dose d’attirance, de séduction, une pincée de trouble et d’excitation, auxquelles on ajoute tendresse, admiration, et une cuillérée de complicité; tous ces ingrédients ne suffisent pas toujours…
Mais tous sont possibles. Il y a plusieurs, voire de nombreuses relations possibles, diverses manières d’être affecté, et plusieurs types d’offres, -pas toujours en accord avec la demande, mais tous possibles-, que demander de plus?
Se limiter à un schéma affectif, c’est, je trouve, de l’aliénation. Ce n’est pas humain. Car l’être humain est né libre, dit-on, et la vraie liberté, c’est, il me semble, en partie et pour beaucoup celle des choix. Or, en matière d’affects, heureusement, il y a le choix. Alors pourquoi se priver?
Et c’est cette diversité de possibles qui me plait. Il peut y avoir du sexe sans sentiments mais avec sensations fortes, des sentiments et fortes sensations sans sexe, comme du sexe avec sentiments, et de l’amour, comme par hasard.
Or, c’est précisément cela que j’aime dans l’amour, et qui me fait aimer l’amour: il y a ce quelque chose de surprenant, d’imprévisible, qui nous échappe. Les plus belles histoires d’amour sont souvent belles parce qu’elles ont un début tout à fait surprenant. Leur fin l’est bien moins, -parce que toutes ont une fin-, mais l’étincelle d’un amour a bien souvent un goût d’inattendu.
La naissance de l’amour, c’est comme un heureux évènement que l’on n’attendait pas… C’est, à bien des égards, le fruit du hasard. Comme si le hasard était une condition de possibilité de l’amour; comme s’il fallait qu’il y ait le hasard pour qu’il y ait l’amour. En somme, c’est comme si, en amour, la vraie nécessité, ce n’était que le hasard. Certains l’appellent destin. Moi, je préfère, par prudence, le nommer autrement, et m’extasier devant ce véritable jeu de l’amour et de l'incertain…
Le beau sexe
Le grand dommage réside dans le fait que tous ces affects, et non l’amour seul, nous sont encore bien inconnus, car non dits.
Le sexe en particulier demeure une chose quelque peu tabou. Or, le sexe peut être quelque chose d’absolument sain, et recommandé pour la santé. Aussi, s’il est aussi bon de faire du sexe, pourquoi est-il aussi mal d’en parler? A quand le vrai safe sex? Je ne crois pour autant qu’il faille que le sexe se vulgarise, il risquerait sinon de devenir vulgaire. Mais, en prenant autant de précautions que lorsqu’il s’agit d’en faire, il faudrait pouvoir en parler. Toute pratique devrait avoir sa théorie. Le sexe répond à ce principe, lui aussi. Il faudrait donc oser le parler sexe, avec des mots aussi beaux que les beaux d’amour…
Tout un programme… idéal.
Posté le 06.03.2008 par orexis
Affecter: se lancer, avec ou sans dés...
Posté le 04.03.2008 par orexis
Un corps à corps au sommet, c’est lorsque deux corps se confondent, s’assemblent et se répondent, pour se donner l’un à l’autre, pour s’oublier dans un nôtre…
C’est ce moment précis, où deux êtres sont réunis, ce moment inégalé, cette sensation d’infini, ce petit bout d’éternité.
C’est cette caresse bien attentionnée, à la fois ferme et légère, c’est une caresse à succès, c’est une caresse des plus sincères.
C’est cette tension au bas du ventre, qui donne l’envie que l’on y rentre, et qui fait frémir de désir, du doux désir de s’entrouvrir, ce besoin fort à assouvir, et que nul ne saurait retenir.
C’est le frôlement de ces deux peaux, qui n’osent pas faire le grand saut, mais qui transpirent l‘attirance, mais qui tremblent d’impatience.
Et ces regards lourds de sens, qui se permettent de dire, tout ce que la bouche veut s’interdire, ce ne sont pas que des regards, mais les reflets de deux miroirs.
Et ce baiser qui fait plaisir, ce baiser bon à en mourir, ce baiser…je ne m’en lasse jamais.
Mais je ne connais rien de pareil, que le sexe d’un homme qui s’éveille. C’est d’une transcendance naturelle, c’est d’un prodige, d’une merveille, que l’on en perd tous les sommeils. Ce sexe qui se lève, ce sexe qui se révèle, et s’abandonne à elle, celle que l’on nomme passion… ce sexe me fait sentir plus que de raison.
Et cette femme qui offre son âme, au beau sexe, le sexe qui s’arme, c’est une femme que j’ai été, dans la plus grande intimité. Cette femme-là me plaît, cette femme-là je serai.
Mais je préfère la réserver, à ces corps à corps au sommet…
Posté le 04.03.2008 par orexis
Pourquoi renier nos plus bas instincts, s'ils sont humains?
Posté le 08.03.2008 par orexis
La fidélité n’est-elle pas un pêché?
La fidélité est-elle quelque chose de moral? A-t-elle quelque chose de moral? Il semblerait. Car la fidélité requiert courage, don de soi, résistance et honneur; autant de qualités assurément morales. Et puis, la fidélité est d’abord une affaire de cœur, et une belle preuve d’amour. Et pourtant…
Et pourtant, si celui qui est fidèle apparaît bien comme un être doté d’un grand sens éthique, je me demande si celui qui exige cette fidélité l’est tout autant.
Je m’explique. Ce qui m’intrigue, plus exactement, n’est pas tant la fidélité, le phénomène fidélité, que ce qui le motive. Or, bien souvent, la fidélité est moins l’expression d’une volonté, qu’une réponse, la réponse à la volonté d‘un être aimé. Serait-on tout à fait fidèle, si nous avions, seuls, à en décider? La plupart des interrogés répondraient sans doute que si l’on est fidèle, c’est parce qu’on doit l’être. Ce qui, en effet, tend à prouver la teneur morale, ou moralité, de cette espèce de fidélité. Mais est-ce pour autant une preuve d’amour? Qu’en est-il de celui qui nous contraint à une telle responsabilité? N’y a-t-il pas là un sérieux problème d’honnêteté? Exiger de l’être que l’on chéri une aussi absolue exclusivité n’est-il pas, à bien des égards, le signe d’un ego démesuré? N’est-ce pas ce que l’on nomme, en moraliste avéré, un excès d’orgueil, ou pêché? Et n’est-ce pas, finalement, bel et bien de l’égoïsme que de priver les autres de cet être que l’on aime plus que tout, plus que sa raison même, et qui nous apporte tant de bienfaits? J’ose demander si la plus belle preuve d’amour ne serait pas davantage de laisser à l’autre sa liberté la plus concrète, et lui laisser ainsi toutes les chances d’être heureux, car comblé.
Mais… Mais j’ose aussi espérer que la fidélité ne se réduit pas à une sorte plus ou moins déviée d’aliénation, de soumission ou, si ce n’est par contrainte, la manifestation d’une certaine forme d’obligation, mais qu’elle est, d’abord et avant tout, une conséquence naturelle de nos affections… Je veux l’espérer. Et rester fidèle à cette idée…
Posté le 08.03.2008 par orexis
La fidélité...
Impasse ou passage obligé?
Posté le 04.03.2008 par orexis
Oui, mon amour, j’aime le sexe. Mais ce n’est pas parce que j’aime le sexe qu’il importe peu que tu me respectes.
Oui, mon ange, je n’ai pas de retenue, ou je n’en ai plus, quand je suis nue. Mais rassures-toi, même dévêtue, je garde toute ma vertu.
Oui aussi, mon chéri, je perds la raison quand tu ôtes ton pantalon. Mais sois certain qu’elle me revient dès que s’épuise ton bel engin.
Oui je l’avoue, mon ours tout doux, qu’au goût poivré de tes bisous, mon corps chavire et devient fou. Mais, entre nous, mon cœur s’en fout.
Oui, c’est d’accord, mon sucre d’orge, je me préfère sans soutien-gorge. Mais c’est parce que je l’assume, et sans nul remord, cette passion qui nous dévore. Et si je me consume, ce n’est jamais de mes torts.
Oui, bébé, je suis une femme très libérée. Mais si tu savais comme je m’aliène... de moralité.
Oui, mon adoré, mes déshabillés sont très, voire trop, légers. Mais plus profonde est ma nudité.
Oui, mon bonbon, je suis sensible à tout frisson. Mais c’est parce que j’ai plus de sens, dont le bon.
Oui, mon étalon, je me refuse à te résister, et t’en concède jusques ma volonté. Mais je sais être plus réservée, lorsqu’il s’agit de mes pensées.
Si, mon kamasoutra, je suis toujours vierge. Mais tu ne le verras pas, car c’est en mon âme que brille cet éclat.
Non, mon homme, je ne suis pas une fille facile. Je ne suis qu’une femme un peu subtile. Et tu en prendrais la conscience, si tu déjouais mes apparences. Mais tu t’y trompes, et sans indulgence. Et tu m’insultes, me fais offense. Alors saches le, un peu encore: tu pourras toujours disposer de mon corps, je te le prête, et sans efforts. Parce que j’aime le sexe, et je le dis sans complexes. Et parce que je l’aime aussi, ton démon de minuit. Mais jamais tu ne m’auras comprise. Et tu pourras me toucher, m’explorer, et m’écrier. Mais je n’en serai pas plus éprise. Et si tu me pénètres souvent, ce n’est jamais assez longtemps, pour y découvrir des sentiments. Alors saches le, une dernière fois, que j’aime le sexe, mais je ne t’aime pas. Et je te la confesse enfin, la clé du mystère, qui saura les faire taire, tes jugements trop peu malins. Oui, mon amant, car si je t’aime en missionnaire, tu ne l’es pas bien assez pour que cet amour soit sincère…
Posté le 04.03.2008 par orexis